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 la mythomanie est une sorte de pêché. ‹ odyssée ›

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Zephyr
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MessageSujet: la mythomanie est une sorte de pêché. ‹ odyssée ›   Sam 10 Oct - 10:23
c'est drôle à quel point l'hypocrisie dépasse parfois l'empathie

La pluie plaquait les effluves au sol. Mais, rien ne saurait arrêter le flair expert de Zephyr qui, depuis le temps qu'elle arpentait cette forêt, en connaissait maintenant chaque recoin. Chacune des souches pouvant cacher un trésor ne saurait lui passer sous la truffe, ou bien les coins de mousse ou encore les herbes médicinales. La chaman y passait parfois ses journées, à arpenter les terres de ces chênes gigantesques. Il était rare de ne pas croiser sa carcasse sombre se frayer un chemin dans les paysages reconnus comme foisonnant de tous ces trucs de chamans. On va dire que ce rang vous met un poil à part, on vous prend pour une sorte de hippie moyenâgeux avec ses phrases toutes faites du genre c'était mieux avant. Et puis, on va pas dire non plus que tu passes inaperçue avec la plume d'un volatile non identifié soudé derrière ton oreille droite et tes anneaux à la patte gauche, ces derniers se chargeant d'accompagner ton pas d'un joli cliquetis.
Cliquetis néanmoins qui commençaient à agacer la chouette qui essayait de se reposer de sa nuit de chasse. C'est fou, même là, avant même l'aurore, on ne pouvait pas avoir la paix. Agacée, la chouette s'ébroua et décida à sortir la tête de son nid pour remarquer une ombre plus sombre que celles des arbres se mouvoir en bas. Sinuant entre les troncs espacés, cette dernière semblait être à la recherche de quelque chose, pareillement courbée. Elle faisait quelques pas avant de s'arrêter, renifler telle ou telle plante. Puis recommençait son petit manège. Plusieurs fois, elle se retourna et rebroussa chemin afin de capter à nouveau l'effluve de telle ou telle fleur. Malgré la pénombre, on distinguait clairement ses yeux bleus. Rien ne semblait distraire cette ombre de sa tâche. La chouette n'avait plus de doute maintenant, cette ombre-là était un loup. Mais qu'est-ce qu'un loup s'arrête et s'accapare parfois de plantes ? Ne sont-ils pas carnivores ? Et pourquoi se fatiguer à en chercher sous la pluie ? A ne plus rien comprendre, la chouette décida d'aller à nouveau se blottir et sombra dans les bras de Morphée. La louve s'était éloignée.
Cela faisait bien une heure que Zephyr les avait quittés, les bras de Morphée. Levée avant même l'aurore, la chaman n'avait pu se contenir plus longtemps : chasser les herbes médicinales sous la pluie, voilà un défi à sa hauteur. Elle devait bientôt refaire son stock si elle voulait faire sa tournée régulière des terres du centre. Bien des solitaires étaient dans un sale état, la première raison étant les rivalités entre ces loups têtus et fiers. Et puis, le complexe du bon samaritain n’allait pas se soigner, autant en faire profiter les autres. Les chamans ont pour habitude de patrouiller au centre afin d’apporter secours à ceux qui en ont besoin. Trop absorbée dans sa tâche, la Shikari n’avait pas remarqué la chouette qui avait pourtant bien démontré son agacement par des petits claquements de becs. Un témoignage de plus quant à la ferveur que Zephyr met dans sa tâche. Bien qu’elle ait prouvé qu’elle méritait sa place parmi la meute, ses origines d’au-delà de la réserve lui donnaient toujours l’impression d’être placée sur la sellette. Impression fondée ou non, elle se devait de donner tout pour la santé des siens et cela commençait donc par une partie de cueillette. En général, elle ne croisait que peu de loups mis à part quelques traqueurs à qui elle jetait de brefs saluts avant de retourner à ses activités solitaires. Rares étaient ceux qui prenaient le temps de venir faire causette avec elle. Alors, lorsqu’elle perçut une forte odeur Shikari, Zephyr arrêta un instant ses investigations pour fouiller les alentours du regard. Elle démarqua un carré bien plus clair que le reste et surtout plus mobile. Les oreilles pointées en avant, elle dressa légèrement la queue en reniflant une odeur connue. Un sourire étira les babines de la chaman.

alors, que fais-tu ici ? Encore une mésaventure de la part de la plus maladroite des traqueuses ?

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Odyssée
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MessageSujet: Re: la mythomanie est une sorte de pêché. ‹ odyssée ›   Mar 13 Oct - 21:24
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dyssée était comme une bête de cirque. Le genre de personnes furieuses qui hurlaient et étaient toujours aussi excitées que des puces, dansant, chantant, beuglant parce qu'elles se ne savaient pas quoi faire. Et précisément, Odyssée ne savait pas quoi faire. Ça devait faire des heures qu'elle tournait en rond dans cette forêt immense et elle se faisait, sans mentir, grave chier. Elle aurait voulu croiser quelqu'un juste pour le fun, faire quelque chose. Peut-être l'emmerder avec ses histoires farfelues à propos de combats épiques qu'elle avait mené contre des ours en furies. 

Il semblait que plus la louve s'ennuyait, plus ses mensonges devenaient énormes. Le pire, sans doute, c'est qu'elle s'en fichait d'être crue ou non. C'était juste un stratagème de plus pour attirer l'attention de ses semblables. C'était comme si ses parents avaient lâchés une bombe dans la nature ; en la procréant d'abord et en la délaissant ensuite, ils avaient activés un lent processus. Un lent processus qui consistait à mettre en œuvre une sorte de bestiole complètement détraquée qui aurait couru après des pneus de voiture juste pour mordre dedans, de ceux qui faisaient des choses insensées sans comprendre pourquoi. Et elle ne saurait pas s'arrêter d'elle même. Des coups de crocs, des jets de pierres, des lancers de briques, voilà ce qu'il fallait pour la calmer. Avant que cette furie inconsciente ne détruise tout ce qu'elle touche, qu'elle ne bouffe vos petits enfants dans une de ses crises de folie pure. Odyssée n'était pas une louve raisonnable, il n'y avait que la mort qu'elle comprenait et respectait. Il ne fallait pas lui demander de s'en aller, au risque qu'elle ne s'agrippe à vous comme une tique à votre gorge et pompe votre patience jusqu'à vous faire craquer. Elle était le summum de la médiocrité, mais avait apprit à vivre avec. C'était ça le truc ; elle savait qu'elle pouvait survivre à peu près à tout, du moment qu'elle continuait à respirer. La Shikari n'avait pas besoin des autres, à part peut-être pour s'occuper et se donner des objectifs. Si elle faisait toutes ces patrouilles, si elle se tuait à la tâche en chassant à pas d'heure, c'était pour se rassurer. Se prouver qu'elle était encore quelque peu normale. Mais en réalité elle n'avait d'attache que son désir de plaire, de faire regretter à ses géniteurs de l'avoir lâchement abandonnée. Dans son joli petit crâne d'un blanc brillant, c'était la débandade pure. Ses idées biscornues se plantaient dans son cerveau embrumé de doutes telles des lames, s'enfonçant de telle façon qu'elle ne parviendrait sans doute pas à s'en sortir seule. Ce dont la louve avait besoin, c'était d'un bon psychologue. Mais elle se contentait d'errer dans les bois, cherchant des ennemis qu'elle ne combattrait de toute façon pas. C'était plus marrant de narrer des histoires de batailles plutôt que se battre sois-même. Sa maturité inexistante ne lui permettait pas de prendre conscience de ce qui se déroulait plus loin, de tous ces loups qui commençaient à affluer parce que les humains les chassaient de chez eux. Qu'il fallait défendre le territoire plutôt que de chercher simplement d'autres conneries à débiter une fois rentrée au camp, quand elle avait finit de se prétendre utile.

Soudain, elle sentit son pas s'alourdir. La Shikari releva la tête et prit le temps d'observer. Pas plus de quelques secondes cependant ; elle ne possédait toujours aucune patience. Mais assez longtemps pour se rendre compte du calme ambiant des lieux. Une légère brise s'engouffrait entre les troncs des Chênes Géants, secouant leurs branches dans une valse tranquille. Le pépiement des oiseaux accompagnaient le bruissement de leur feuillage, ils semblaient en parfaite harmonie. Brusquement elle se sentit tâche au milieu de ce décor. Cette petite éclaboussure blanche au milieu de la verdure, perdue sur le tapis moussu, crevant les yeux de par sa couleur disparate parmi ces bruns et verts chatoyants. Sa taille se réduit dans sa tête, elle s'imaginait souris par rapport aux centenaires qui la surplombaient, tendant leur branche vers la lumière du soleil qui les réchauffait avec ses rayons dorés. Ces arbres gigantesques devaient être là depuis des centaines d'années, immobiles, grandissant à leur rythme jusqu'à dominer la forêt entière. Elle n'était qu'un être éphémère, dont les battements du cœur pulsaient une rage de vivre qui demandait à consommer tout ce qu'elle pouvait tout de suite. Jamais elle ne saurait ce que c'était que d'attendre patiemment son tour, de prendre de l'ampleur en prenant son temps, s'accordant parfaitement avec le reste. Odyssée se sentait comme un anachronisme, un truc jetable, pitoyable chose qui tentait de courir plus vite que son ombre dans un but futile. Elle se sentit étouffer.

Et ce constat, plutôt que de la forcer au respect envers la puissance de dame Nature, l'affola plus que de raison. Ce genre de prises de conscience la renvoyaient trop violemment face à l'inutilité de son existence plus vide que le mot vide lui-même. Une peur incontrôlable s'empara de son être alors qu'elle se vit mourir ici, pourrir à l'accéléré. Son corps inerte sur le sol. Elle pu visualiser ses flancs se mouvoir de leur propre chef sous l'impulsion des vers qui lui dévoraient l'intérieur. Son foie qui pourrit, passant par le vert et le noir, se nécrosant à vue d’œil. Ses pupilles orangées, la flamme de folie qui les habitait à l'habitude éteinte, voilées d'un linceul blanc, une grimace atroce lui tordant les traits. Les mouches qui lui picorent dedans, grouillant par dizaines. Leur essaim frôlant lascivement ses clavicules alors que leurs vers se tortillent avec appétit. Ses côtes visibles, la chair à moitié bouffée se noircissant avec le contact de l'air. Les corbeaux tourner autour d'elle, la dévorant par petits morceaux. Un cri se mit soudain à se former dans sa gorge, s'accumulant dans sa poitrine sans qu'elle ne puisse l'extérioriser. Le son qui berçait ses oreilles auparavant sembla prendre un ton plus bas, sourd, menaçant. La douce brise lui glaçait le sang. Ses oreilles se plaquèrent contre son crâne. Sa queue se rabattit entre ses antérieures. Les poils sur sa nuque s'hérissèrent violemment. Flash. Sa truffe arrachée par un charognard. Une odeur de décomposition qui s'exhale sans pudeur du cadavre, empuantissant les lieux. L'idée de sa propre mort lui était insupportable. Un bruit, dans le lointain, un craquement glauque retentit. C'était la Mort qui venait la chercher, perchée sur ses os effilés. Son regard empli de ténèbres repérant aisément la silhouette d'Odyssée. Son pas est léger, allègre. L'appel de la chair fraîche sans doute. Odyssée ne pouvait pas la voir, mais elle savait qu'elle était là. Qu'elle approchait. Un souffle sembla effleurer sa nuque... La louve hurla enfin tout son soul, perdant complètement les pédales. Le cri aigu résonna dans tous les bois. Strident, déchirant le silence sauvagement. Ses pattes s’agitèrent d'elles-mêmes, la propulsant dans les airs plus vite qu'elle ne l'eut jamais fait de sa vie. Ses grands yeux écarquillés ne quittaient pas le sol, de peur de ce qu'ils pourraient apercevoir. Sa course était saccadée, elle ne parvenait pas à courir droit, à se concentrer. L'idée que la mort la poursuivait la forçant à accélérer l'allure encore. Elle contourna son cadavre dont tout ce qu'il restait n'était qu'un tas de chairs putrides, les deux orbes vide la suivant dans sa course. Son cœur battait la chamade dans sa poitrine. Ça cognait dans ses tempes comme si sa tête était sur le point d'imploser. Sur son passage la boue se soulevait du sol, éclaboussant son pelage immaculé. C'était comme si son sang brûlait dan ses veines. Devenant acide plus elle courrait. Mais elle ne s'arrêta pas. Ses sens étaient en alertes, à l'affût. Si jamais cette chose la rattrapait...  

Vint la chute. Violente, douloureuse. Ce qu'elle n'avait pu distinguer, c'était un rocher qui pointait dans le sous bois, attendant qu'on le heurte violemment. Et c'est ce qu'Odyssée fit, se prenant la patte avant dedans. Un crac sonore s'ensuivit. La douleur l’assailli sans ménagement alors qu'elle s'étalait dans la mousse qui tapissait le sol. De tout son long, elle s'étala. Un couinement pathétique s'échappa de sa gueule, alors qu'une grimace lui tordait les traits. Ça faisait un mal de chien. Sa panique se décupla par mille. Elle allait la rattraper ! Tant bien que mal, la louve se remit sur ses pattes. Sa fourrure se trouvait maintenant maculée de boue. Sa patte la lançait et marcher dessus se révéla vite un enfer. Gardant celle-ci contre son poitrail, elle se mit à boitiller en direction du camp. Des gens, vite. Elle ne pouvait pas rester toute seule. Ça risquait d'être... fatal. Par chance, elle aperçu Zephyr au loin. Qu'y a-t-il de mieux pour communiquer avec la mort qu'un Chaman ? La peur lui enserrait toujours les entrailles de ses griffes acérées, se moquant de son empressement désespéré. Un rire sinistre sembla résonner à ses oreilles, grinçant et acide. Elle se traîna de plus belle, grignotant des centimètres trop lentement à son goût. Enfin, elle parvint à l'atteindre.

La Chaman souriait, s'attendant sans doute à ce qu'elle conte une de ses histoires de son crû. Mais Odyssée n'avait pas le courage pour ça. Elle clos ses paupières deux minutes, le temps d'essayer de remettre ses idées au clair. Mais ce furent seulement des larmes qui arrivèrent au portillon, tentant de s'échapper. Depuis combien de temps n'avait-elle pas pleuré ? Trop longtemps pour qu'elle ne craque maintenant. Odyssée mit ça sur le compte de la douleur. Mais le traumatisme violent qui l'avaient secouée la faisait trembler comme une feuille. Non. Non. Non. Ça devait être faux. Elle ne pouvait décidément pas raconter ça.

« Je... je suis tombée. Enfin, je me battais avec un lynx, tu vois. Et il m'a poussé. Je crois que je me suis cassé quelque chose, ça fait mal. Tu veux pas regarder s'il te plaît ? Il est parti, hein, au cas où. Loin. Je lui ai fait peur. »

Sa voix était rauque, basse. Elle manquait de souffle. Ses yeux demeuraient fermés, elle craquerait sinon. Impossible de laisser ça se produire. La chose la guettait toujours. 
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Zephyr
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MessageSujet: Re: la mythomanie est une sorte de pêché. ‹ odyssée ›   Jeu 15 Oct - 20:04


Odyssée et Zephyr
à force de hurler au loup, on finit par ne plus être écouté des autres
L'expression paniquée d'Odyssée lui fit directement regretter ses paroles railleuses. Zephyr ne se montrait que rarement cynique et voilà que lorsqu'elle s'y mettais, c'était certainement le plus mauvais moment pour s'essayer à ce genre de chose. Elle n'avait même pas relevé la façon étrange de déambuler de la jeune louve. Il faut dire qu'il n'était pas étrange de voir Odyssée faire l'idiote et adopter des comportements étranges. Néanmoins, cette fois ne semblait-il y avoir aucune simulation : son antérieur droit était replié contre son poitrail et commençait gentiment à gonfler. Une entorse ou était-ce cassé ? La panique qui était étalée sur les traits de la traqueuse n'avait rien de rassurant. On aurait dit que quelque chose l'avait poursuivie jusqu'ici. Ou que..

Je... je suis tombée. Enfin, je me battais avec un lynx, tu vois. Et il m'a poussé. Je crois que je me suis cassé quelque chose, ça fait mal. Tu veux pas regarder s'il te plaît ? Il est parti, hein, au cas où. Loin. Je lui ai fait peur.

Ah. Voilà encore une histoire abracadabrante tout droit sortie de l'imagination de la Shikari blanche. Bien que son histoire soit bancale, la blessure, elle, était bel et bien sérieuse. Odyssée avait du croiser un écureuil et, dans la précipitation, se serait explosée sur une des racines alentours. La pluie ruisselait encore du haut des troncs pour venir s'écraser sur le tapis de feuille au sol. L'endroit, humide et tout de même froid, n'était pas très clément aux soins. Zephyr ne se voyait décidément pas aider Odyssée ici même, et sa tanière n'étant pas loin, elle envisage sérieusement d'y emmener la louve blessée. Un rictus mécontent, la chaman tenta d'évaluer les dégâts en demandant à Odyssée de s'allonger du côté de ses pattes intactes. La louve blanche, certainement au bord de la cris de nerfs vu ses tremblements, s'exécute et s'allonge sur le côté gauche tout en jetant des regards peu rassurés vers Zephyr. Au moins, la blessée s'était décidé à rouvrir les yeux. Tâtant de sa truffe l'endroit gonflé, la louve noire eut un soupir de soulagement. Ce n'était qu'une entorse, cela rendrait les choses beaucoup plus simples pour la guérison. Il était maintenant temps de prendre une décision : laisser la louve paniquée seule un instant, en plein milieu des bois, afin que Zephyr puisse aller trouver les plantes nécessaires. Ou bien, l'emmener en premier lieu à la tanière de la chaman. La réponse parut évidente lorsqu'une nouvelle crise de tremblements incontrôlables reprit la traqueuse.

D'accord. Déjà, va-t-il falloir te calmer sans quoi je doute pouvoir t'aider. Je connais cette forêt comme ma poche et jamais encore je n'ai vu un lynx y rôder. Rassure-toi, ta patte n'a rien de grave c'est simplement une entorse. Douloureux mais moins emmerda- enfin c'est moins grave que si c'était fracturé. Maintenant, t'arrêtes de faire la gamine et tu te lèves, je t'emmène chez moi.

Elle savait comment Odyssée fonctionnait. Odyssée, c'était le genre de louve têtue et pour le moins spéciale. Pas évident d'expliquer ça en quelques mots, mais cette louve avait le don pour se foutre dans de ces pétrins. Pas qu'elle soit malchanceuse non. Simplement qu'elle doit adorer se mettre dans des situations bancales et doit également être en mal d'adrénaline. Bien des Shikaris se demandent ce qu'il peut bien se passer dans la tête de la jeune traqueuse. Néanmoins, c'est un élément exemplaire dans ses bons jours : volontaire et avenante. Égoïste parfois, mais peut-on le lui reprocher alors que c'est quelque chose que tous les jeunes loups sont finalement. Pas méchante pour un sous, Ody' était une louve que la chaman appréciait beaucoup. La voir dans cet état lui déplaisait et Zephyr, en grande professionnelle, prenait les choses en main comme elle l'aurait fait avec n'importe qui. D'un coup de truffe sur l'épaule de la jeune louve blanche, elle la motiva à se relever. Cette dernière ouvrit encore une fois les yeux et comprit qu'elle ne devrait peut-être pas jouer aux plus fines avec la chaman. Plus vite cette entorse serait traitée, plus vite elle sera guérie.


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Odyssée
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MessageSujet: Re: la mythomanie est une sorte de pêché. ‹ odyssée ›   Mar 27 Oct - 17:36
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